dimanche 30 juin 2013

HISSENE HABRE EN GARDE A VUE / HRW

Sénégal : Hissène Habré en garde à vue
L’ancien dictateur tchadien pourrait être bientôt inculpé
(Dakar, le 30 juin 2013) – Le placement en garde à vue le 30 juin de Hissène Habré, l’ancien dictateur du Tchad, est une étape majeure de la longue campagne pour le traduire en justice, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
« La roue de la justice tourne », a déclaré
Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch ayant travaillé avec les victimes de Hissène Habré depuis 1999. « Après 22 ans, les victimes de Habré peuvent enfin entrevoir la l

LETTRE OUVERTE AU PROCUREUR GENERAL TCHAD / Jean Bosco MANGA


Lettre ouverte au Procureur Général près la Cour d’Appel de N’Djaména

N’Djaména, 30 Juin 2013

A

Monsieur le Procureur Général

Près la Cour d’Appel de N’Djaména

Tchad

 

Objet : Détention préventive irrégulière et abusive de

MOUSSAYE Avenir DE LA TCHIRE

 

Monsieur le Procureur Général,

Vous conviendrez avec moi que parfois l’audace d’espérer est si rebelle, si évidente et si têtue qu’on continue à y croire. Aucune extravagance des sceptiques ne pourra

vendredi 21 juin 2013

QU'EST-CE QUI SE PASSE AU TCHAD?

Depuis quelques jours, le contrôle de notre frontière avec le Cameroun voisin est très sévère. Même au niveau de l'aéroport, la vigilance est de mise. Ce matin, à Nguéli, on parlait de fouilles généralisées des maisons et d'éventuelles opérations de déguerpissement des habitants de la frontière. Qu'est-ce qui se passe au juste? C'est difficile de le savoir avec exactitude à l'heure actuelle, mais toujours est-il que l'analyse peut se faire à deux niveaux: D'abord, le Tchad, à cause de son intervention au Mali craint des représailles, ensuite, après l'attaque farouche du gouvernement nigérian contre les Boko Haram (BH), il est fort probable que ceux-ci, ne sachant où aller, cherchent refuge au Tchad. Il fallait donc prendre des mesures nécessaires aux frontières pour contrecarrer leurs actions et leur probable infiltration. Franços Djékombé.

mardi 18 juin 2013

Cameroun : le BIR impliqué dans le harcèlement de journalistes

New York, le 14 juin 14, 2013--- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé aux autorités du Cameroun d'enquêter sur des informations selon lesquelles un officier supérieur du Bataillon d'intervention rapide (BIR) aurait menacé des journalistes, les empêchant de faire des reportages sur le lieu d'un accident d'avion lundi dernier.

«Nous sommes préoccupés par les allégations d'intimidation de journalistes impliquant un officier du BIR du Cameroun», a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l'Afrique du CPJ. « Nous demandons aux autorités judiciaires de

Cameroun : le BIR impliqué dans le harcèlement de journalistes

New York, le 14 juin 14, 2013--- Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé aux autorités du Cameroun d'enquêter sur des informations selon lesquelles un officier supérieur du Bataillon d'intervention rapide (BIR) aurait menacé des journalistes, les empêchant de faire des reportages sur le lieu d'un accident d'avion lundi dernier.

«Nous sommes préoccupés par les allégations d'intimidation de journalistes impliquant un officier du BIR du Cameroun», a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l'Afrique du CPJ. « Nous demandons aux autorités judiciaires de mener des enquêtes crédibles et de sanctionner tout militaire impliqué », a-t-il martelé.

Un petit avion parti de N'Djamena, la capitale tchadienne, pour Douala, la capitale économique du Cameroun, s'est écrasé lundi dernier dans la ville de Ngaoundéré au nord du Cameroun tuant un passager et a faisant quatre blessés, a rapporté l'Agence France-Presse.

Le BIR, une unité d'élite de l'armée, est ainsi intervenu pour sécuriser le lieu de l'accident en collaboration avec la police, selon des journalistes locaux et des médias.

Toutefois, un officier supérieur de la BIR aurait ordonné aux services de sécurité d'empêcher les journalistes de médias privés de se rapprocher du lieu de l'accident, tout en laissant passer les autorités locales et des journalistes de la chaîne publique Cameroun Radio Télévision (CRTV), selon le Syndicat national des journalistes du Cameroun et des témoignages recueillis par le CPJ. Les journalistes censurés ont affirmé avoir été menacés par le même officier.

Salomon Kankili, reporter du journal indépendant Le Messager, a déclaré au CPJ que l'officier du BIR l'a attrapé par le cou et l'a jeté sur le sol après qu'il lui a demandé la raison de ces restrictions. Le militaire en question aurait menacé d'abattre Kankili et un autre journaliste, Adolarc Lamissia, du quotidien Le Jour, si ces derniers publient quelque chose le concernant, ont rapporté le syndicat des journalistes et Le Messager.

Une autre journaliste de la chaîne privée Camnews24, Joseph Mouafo, a déclaré au CPJ que le même militaire a menacé de détruire sa caméra s'il filme le lieu de l'accident, même à distance. Mouafo et Clevis Moussa, journaliste de la chaîne de télévision Equinoxe, ont été chassés des lieux, a-t-il dit.

Le commandant régional du BIR, le Lt. Pioka, n'a pas immédiatement répondu aux appels téléphoniques ni aux textos du CPJ.

Le BIR, qui est sous la tutelle du ministère de la Défense, a pour mission de lutter contre la criminalité et l'insécurité générale dans les régions frontalières, mais il est aussi intervenu pour réprimer des manifestations politiques, selon des recherches du CPJ. La presse locale a rapporté des allégations de fusillades, d'agressions, de harcèlement et même de meurtres de civils par des militaires dudit bataillon. En 2010, au moins 16 miliaires du BIR avaient été radiés pour mauvaise conduite, selon les médias.

Le ministère camerounais de la Défense a indiqué qu'il allait enquêter sur les allégations de menaces et d'agression. Il convient de souligner que le gouverneur de la région, Abakar Ahamat, et le chef de gendarmerie, le colonel Guy Beyegue, ont déclaré au CPJ qu'ils n'avaient donné aucune instruction pour empêcher aux journalistes de faire des reportages sur le lieu de l'accident d'avion.

samedi 15 juin 2013

Un journaliste camerounais condamné pour diffamation



New York, le 13 juin 2013-Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a aujourd'hui demandé à la cour d'appel du Cameroun d'annuler en appel la condamnation pour diffamation prononcée contre un journaliste le 5 juin courant.

Charles Fils Élangué, chef du desk Culture de la chaîne de télévision privée ABK TV, a été reconnu coupable de

jeudi 13 juin 2013

5ème CONGRES MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT

(Photo F. Djékombé)
MADRID, la Capitale espagnole accueille depuis mercredi le 5ème congrès mondial contre la Peine de Mort. Des millions de participants venus du monde entier (des organisations de défense des droits humains, des avocats, des membres de la société civile, des hommes politiques etc. planchent pendant 5 jours sur la problématique de la peine de mort, tout en plaidant pour son abolition. Le congrès se terminera, le samedi 15 juin 2013 par une grande marche dans les rues de Madrid pour exiger de tous les pays l'abolition de la peine capitale. Ce 5ème congrès est organisé par ''Ensemble contre la peine de mort'' une ONG française, en collaboration avec les gouvernements espagnol et norvégien.

dimanche 9 juin 2013

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT TCHADIEN (par Jean Bosco MANGA)


N’Djaména le 09 Juin 2013

 

A

Son Excellence,

Monsieur le Président de la République,

Chef de l’Etat

IDRISS DEBY ITNO

BP 74, N’Djaména-Tchad


 

Objet : Libération des Journalistes Eric TOPONA

et MOUSSAYE Avenir DE LA TCHIRE

 

Monsieur le Président,

Si l’audace de vous écrire s’est concrétisée aujourd’hui, cela n’a pas été du tout aisé, c’est le résultat d’une lutte âpre entre moi et ma conscience d’une part et la pression du « qu’en dira-t-on », de la société d’autre part. Ecrire au Président de la République, c’est vraiment oser, c’est risquer, c’est mettre sa vie en danger ou à la limite ce serait une plaisanterie de mauvais goût. Tous les ingrédients sont réunis pour que je renonce à cette entreprise périlleuse à l’allure du suicide. Je devais m’attendre à tout, à une réplique à la hauteur du risque pris, peut-être de votre part mais aussi et surtout de celle disproportionnée de

dimanche 2 juin 2013

''OUBLIONS LE PETROLE, RETOURNONS A LA TERRE''

''Oublions le pétrole, retournons à la terre'', tel est le slogan de la fête de la jeunesse tchadienne organisée par les autorités. Dix ans presque après l'exploitation du brut de Doba, celui-ci n'est pas en mesure d'offrir de l'emploi aux jeunes. La corruption, la concussion, la mauvaise gouvernance, les détournements, le népotisme ...sont les maîtres-mots qui empêchent les autorités tchadiennes  de prendre en compte les besoins de ''leur jeunesse''. Oublions le pétrole, retournons à la terre sonne comme un aveu d'échec et d'impuissance. Comment peut-on oublier le pétrole alors qu'avec cet argent de pétrole, des hommes qu'on ne connaitrait peut-être jamais, mais à cause de leur appartenance à la tribu au pouvoir gonflent le dos sur les autres tchadiens avec un enrichissement illicite qui atteint le sommet et une insolance sans égale? Comment demander à la jeunesse de repartir à la terre alors qu'elle n'a pas accès à cette terre et que les éleveurs, soutenus par cette race de dirigeants au pouvoir oppriment chaque jour les agriculteurs? La population tchadienne est sans doute victime de son imbécilité et de sa complicité active et passive avec le régime en place, regardant et laissant les choses se pourrir. Les moutons de Panurage, il n'en existe pas seulement dans la mythologie grecque. FD.