vendredi 23 septembre 2011

Tchad, la torture...

La torture, ça marche au Tchad. M. Béchir Mangana, né en 1984 à Bongor, à 200 km de N'Djamena au sud du Tchad,vient d'en payer les frais. Accusé par M. Mahamat Abdéramane d'avoir volé son groupe électrogène, le jeune Mangana a été sérieusement tortué avant de se voir accrocher au sexe un cadenas. Du jamais vu dans l'histoire de la torture au Tchad. Abdéramane qui tente en vain de charcuter Mangana avec une lame de gilette lui pose la question s'il est blindé pour que le rasoir ne le ''travaille'' pas, le jeune répond qu'il n'est pas blindé. C'est alors qu'Abdéramane invente la solution originale: mettre un cadenas sur le sexe du petit. Vous voyez ici le cadenas qui sépare le pénis des testicules. Même la nébuleuse DDS (Direction de la documentation et de la Sécurité) de Hissein Habré n'a encore rien fait. Après avoir fermé le sexe, Abdéramane a jeté la clé, dit-on, pendant qu'on conduit l'enfant à l'hôpital, on se demande comment va-t-on faire pour délivrer l'enfant, surprend comment faire pour enlever le cadenas? C'est comme ça que la torture marche chez moi au Tchad. Bravo au commandant de la brigade du 9ème arrondissement, l'adjudant chef NDOYAMBAN Charles et ses éléments qui ont pu secourir le petit. La scène s'est passée ce vendredi 23 septembre 2011 à Walia dans le 9ème arrondissement municipal de N'Djamena.
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