samedi 2 juillet 2011

Sommet UA: Khadafi a volé la vedette à la jeunesse africaine

Les chefs d'Etat de l'Union africaine en sommet à Malabo en Guinée Equatoriale avaient pour but de se pencher sur les problèmes de la jeunesse africaine. Les statistiques ont prouvé que 3/4 des jeunes africains sont au chômage. Le népotisme, le régionalisme, l'ethnocentrisme, la gabegie, la corruption, etc. sont des maux qui minent nos pays et empêchent nos gouvernements d'examiner le sort de la jeunesse africaine abandonnée à la merci de la nature. Ce sont ces maux justement qui ont provoqué des ''révolutions populaires'' dans le monde arabo-musulman: Tunisie, Egypte, Yemen, Syrie, Maroc (dans une moindre mesure, Libye (c'est un cas exceptionnel.) Malheureusement, les chefs d'Etat présents au sommet n'ont pas examiné comme il se le doit le sort de la jeunesse africaine. Les khadafistes et les anti-khadafistes se sont engagés dans un grand duel à huis-clos. La conclusion, on la connait. Je ne m'oppose pas forcément à cette conclusion, car le rôle de l'OTAN et du CNT en Libye, et le rôle de la France laissent à désirer dans ce pays. Mais ma préoccupation est celle-ci: que fait-on de la jeunesse? Oui, Quelle solution apporte-t-on à la jeunesse tchadienne, à la jeunesse africaine pour ne pas que le virus qui attaque les pays arabes ne descende en Afrique noire? Déjà, le Burkina a bougé un tout petit peu, le Sénégal aussi est en train de bouger. Mais alors, que fait-on pour limiter les dégâts chez nous si ce n'est éviter les dégâts collatéraux émanant de nos voisins? Le cas du Tchad est bien singulier. Nous vivons dans une monarchie qui a avalé une bonne dose de démocratie. Ailleurs, il y a ce qu'on appelle le parlement de la jeunesse, ici, on a simplement le parlement des enfants, caché sous les ''aisselles'' du ministère de l'action sociale et de la famille. Les enfants, non, ils ne savent rien, on peut facilement les manipuler, leur mettre la parole dans la bouche, mentir à leur place, vivre sur leur dos, mais la jeunesse, attention!!! Les jeunes d'aujourd'hui savent trop revendiquer, dès qu'on va mettre sur pied le parlement de la jeunesse au Tchad, le gouvernement est foutu! Parce que la jeunesse, ça réfléchit, ça sait revendiquer. Les enfants, on peut facilement les calmer avec des bonbons, mais les jeunes, ce n'est pas le cas. Voilà, de mon point de vue, la principale raison qui empêche le gouvernement tchadien de mettre sur pied le parlement de la jeunesse comme ça se fait dans d'autres pays. Et lors du récent sommet de Malabo, on a bien compris que la parole a été donnée à la jeunesse, même si au finish ses préoccupations n'ont pas été prises en compte. Tchad, pays exportateur de pétrole, Tchad, grand pays d'élévage, Tchad pays de raffinerie, bientôt Tchad pays de cimenterie, de jus de fruits, etc.etc. etc. Mais allez-y compendre quelque chose: Qui s'occupe de la jeunesse tchadienne? Faites un tour dans l'administration et dites-moi qui sont ceux qui occupent les bureaux? Je suis persuadé que si ceux qui nous dirigent depuis 20 ans songent donner honnêtement de l'emploi à la jeunesse tchadienne, aucun jeune tchadien diplômé ne connaîtra le chômage, compte tenu de notre petit nombre et de l'énormité des travaux et projets en cours d'exécution dans le pays, mais le Tchad reste le Tchad, le Tchad de Tombalbaye, le Tchad de Malloum, le Tchad de Lol Choua, le Tchad de Goukouni, le Tchad de Hissein Habré et le Tchad de Idriss Déby, pareil! Aucune différence dans le système. Ainsi va mon Tchad. Alors ma jeunesse, si tu as des yeux pour pleurer, pleure, pleure fort, très fort, mais sois rassurée, personne ne viendra essuyer tes larmes.